Les chiffres communiqués en novembre par Pôle Emploi le confirment : le marché de l’emploi actuel ne peut absorber le flot de demandes. Une conséquence de cette situation est que, pour les postes les plus convoités, les recruteurs sont assaillis de sollicitations de la part de candidats pour lesquels la recherche d’emploi peut vite devenir un parcours du combattant. Afin de trouver un emploi plus rapidement, les candidats peuvent céder à la tentation de multiplier l’envoi de CV…en négligeant l’aspect qualitatif de la démarche. Certains n’hésitent même pas à bidonner leur CV pour satisfaire à l’exigence des recruteurs, leur taper dans l’oeil et décrocher le précieux sésame : un entretien d’embauche.

CV bidonné : une pratique répandue

Le maquillage de CV est devenu une pratique plutôt banale. La 7ème étude sur les CV trompeurs du Florian Mantione Institute était d’ailleurs édifiante à ce sujet :

  • 75% des CV sont trompeurs ;
  • 90% des candidats déclarent normal d’arranger son CV ;
  • 2 employeurs sur 3 ne font aucun contrôle du CV ;
  • Depuis 2009, il y a eu une augmentation de 5% de CV trompeurs constatés du fait de la crise et de la généralisation de l’usage d’Internet.

mythomane

Le directeur de cet institut, Florian Mantione, et Jacques Froissant (fondateur du cabinet de recrutement Altaïde) se sont penchés sur la question et ont répertorié les différents types de mensonge récurrents chez les candidats :

  • L’invention (ou la modification) d’un diplôme
  • L’intérêt pour le poste
  • L’exagération des compétences et responsabilités
  • Les hobbies et centres d’intérêt
  • L’âge, la situation maritale ou l’adresse

Etant donné ce constat, une grande majorité des recruteurs doutent donc de la fiabilité des CV qu’ils reçoivent.

bullshit

Et pourtant, le CV occupe encore aujourd’hui une place centrale dans le processus de recrutement, à en croire les résultats de cette étude RégionsJob. En effet, 80% des recruteurs ne procèderaient pas à une embauche sans y avoir recours.

Se pose alors la pertinence de la démarche…

CV_waste

Toute la problématique consiste à trouver une solution pour pallier les lacunes du CV : faire s’exprimer le candidat dès l’acte de candidature et tenter de voir à qui on a vraiment à faire, avant même l’entretien d’embauche. Une méthode qui devrait vous aider à éviter les déceptions et les échecs au jour du laborieux entretien téléphonique ou pire en face à face.

Renforcer la pré-sélection avec l’entretien vidéo différé

Testez certaines assertions du CV en quelques secondes !

Vous souhaitez recevoir uniquement des candidats bilingues et les candidats l’ont bien compris. D’ailleurs, ils sont tous “fluent” si on en croit leur CV ! Qu’à cela ne tienne, utilisez l’entretien vidéo différé pour tester leurs capacités linguistiques ! Pour ce faire, c’est très simple. Posez leur par écrit votre question dans la langue que vous souhaitez tester. Ils devront répondre avec leur webcam à votre question, dans la langue dont vous souhaitez évaluer le niveau. Vous saurez rapidement faire la différence entre ceux qui disaient vrai et les autres ! Vous voulez vérifier le sérieux des expériences passées du candidat ? Faites-le donc revenir en détail sur ses réalisations. C’est en creusant le sujet qu’on s’aperçoit de la maîtrise ou non d’un sujet.

Sur InterviewApp, vous aurez simultanément accès au CV du candidat et à son entretien vidéo différé. Vous pourrez donc vérifier en temps réel la cohérence entre le CV et ce qu’il ressort de ses réponses orales.

La communication non verbale : un atout pour l’évaluation

Avec l’entretien vidéo différé, vous enrichissez dès l’acte de candidature la qualité des informations collectées. Ainsi, vous avez l’opportunité de voir et d’entendre le candidat s’exprimer sur les questions que vous avez préparées à l’écrit pour lui. Un moyen extrêmement efficace de percevoir la sincérité des propos du candidat. Car, quand on sait que 93% de la communication est non verbale, il paraît essentiel de pouvoir capter son regard, ses expressions et ses gestes au moment où il aborde son intérêt pour le poste qui lui est proposé. Par ailleurs, un des grands avantages de l’entretien vidéo différé est qu’il vous permet de revisionner une prestation. Que ce soit lors d’un entretien téléphonique ou en entretien en face à face, vous pouvez manquer ces petits signes qui peuvent faire pencher la balance dans un sens ou dans un autre.

C’est au pied du mur qu’on reconnaît le maçon !

C’est en situation qu’on peut distinguer un bon candidat d’un mauvais candidat. Pourquoi ne pas soumettre les aspirants au poste proposé à une étude de cas (si pertinent pour le poste considéré) ? Vous pourrez tester leur réactivité, leurs connaissances et leur capacité de réflexion en temps limité et en une seule prise.

Un candidat vous a convaincu(e) à l’issue de son entretien vidéo différé ? Une prise de référence auprès d’anciens collègues, un simple coup d’oeil à l’annuaire des anciens de l’établissement dispensant la formation que le candidat dit avoir suivie ou encore un tour sur ses profils sociaux vous permettront de recouper les informations qu’il vous a transmises.

Vous ne pourrez jamais empêcher un candidat de mentir, même en entretien en face à face. S’il est devenu un expert du mensonge et que, ne jouant pas le jeu de la sincérité, il feint d’être motivé pour le poste, seule l’expérience in situ vous permettra d’identifier si oui ou non ce candidat était le bon. Avec les conséquences que l’on connaît lorsque le recrutement s’avère être un échec. L’entretien vidéo différé peut cependant vous permettre d’écarter les candidats qui ne correspondaient pas du tout au poste ou, au contraire, vous donner envie de rencontrer des candidats auxquels leur CV ne faisait pas honneur.

Et vous ? Avez-vous déjà reçu des CV bidonnés ? Votre expérience nous intéresse !